Vous en avez déjà entendu parler, n’est-ce pas ? Ces images hypnotisantes qui circulent sur Instagram ou YouTube (+18 ans), ces cordes qui dessinent des motifs géométriques sur la peau… Le shibari kinbaku intrigue autant qu’il excite. Entre curiosité sensuelle et fantasmes, cette pratique venue tout droit du Japon ne laisse personne indifférent.
Mais au-delà des clichés et des idées reçues, qu’est-ce que c’est vraiment ? Loin d’être une simple technique pour attacher, le shibari kinbaku révèle une approche poétique de l’érotisme, où l’art se mêle à l’intimité. Je vous explique tout sur cette pratique ancestrale qui fascine autant qu’elle questionne.
Pourquoi tout le monde parle de shibari ?
Ce phénomène qui envahit les réseaux sociaux n’est pas qu’une simple tendance. Le shibari répond à un besoin profond : celui de redécouvrir sa sensualité autrement.
Dans notre société où tout va vite, cette pratique méditative offre une pause. Un moment où le temps s’étire, où chaque geste compte. Les formes créées par les cordes transforment le corps en œuvre d’art vivante.
Cette esthétique visuelle fascine. Les motifs complexes, l’entrelacement des liens sur la peau… Tout cela crée un spectacle captivant qui va bien au-delà du simple kink*. C’est peut-être là que réside son succès : dans cette capacité à mêler beauté et érotisme sans tomber dans la vulgarité.
Le bondage japonais séduit aussi par sa philosophie. Contrairement aux pratiques BDSM occidentales centrées sur la domination, le shibari privilégie la connexion. La personne qui lie (le nawashi) et celle qui est liée forment un duo où la créativité rencontre l’abandon.
*Le Kink c’est un mot anglo-saxon. Cela signifie, entre autres, avoir des fantasmes, des envies, des comportements ou des pratiques sexuelles qui sortent « de la norme ».
Et comme je le répète souvent sur Les Caprices d’Alice, il n’y a pour moi aucune « norme » et chacune (et chacun) doit pouvoir se découvrir et découvrir ce que l’autre aime, sans se sentir juger. Du moment qu’on reste dans le respect et l’écoute, tout roule !
J’ai d’ailleurs de plus en plus de clientes cette année 2025 (environ 1 sur 3 qui me posent des questions sur les possibilités sexuelles avec les bougies de massage. Alors que de base c’est pour un massage. Donc ne vous inquiétez pas, il n’y a rien d’anormal à vouloir découvrir d’autres choses).
Un art érotique… venu du Japon
L’histoire du shibari puise ses racines dans le hojōjutsu, un art martial de la société médiévale japonaise. Les samouraïs utilisaient ces techniques pour capturer et transporter leurs prisonniers. Chaque façon de nouer révélait des renseignements : le statut social, l’âge, la profession, voire le crime commis.
Au XVIIIe siècle, cette pratique utilitaire se transforme progressivement. Les nobles japonais découvrent l’aspect esthétique de ces motifs sur le corps. L’art discret devient peu à peu une forme d’expression érotique, loin des châtiments corporels d’origine.
La véritable révolution arrive avec la photographie moderne. Des artistes comme le photographe britannique John Willie popularisent le bondage japonais en Occident. Le fétichisme rencontre l’art ancestral nippon. Le shibari sort de l’underground pour se faire reconnaître comme une discipline artistique à part entière.
Aujourd’hui, cette tradition millénaire s’expose au grand jour. Galeries d’art, performances, ateliers… Le shibari kinbaku s’affranchit des préjugés pour révéler sa richesse culturelle et émotionnelle.
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